Juninho contre sedan en demi final de la coup de france de 37 magnifique qui renvoi lyon en final.
Il n'en a pas marqué beaucoup cette saison, il avait du mal à les cadrer ces derniers temps. C'est pourtant sur un coup franc, sa spécialité, que Juninho a permis à l'OL de battre Sedan (1-0) et de retrouver la finale de la Coupe de France. La première depuis 1976 pour le club lyonnais.
Rentré à la 70e en remplacement de Kim Källström, le Brésilien (Photo Reuters) s'est d'abord illustré sur une frappe qui rasait la lucarne sedanaise (83e), avant de trouver l'ouverture sur un coup de pied arrêté dont il avait perdu le secret ces dernières semaines (88e). Le dernier coup franc gagnant datait du 12 janvier contre Toulouse. Une éternité. Dans le couloir des vestiaires, tout le monde attendait un mot, une phrase. Mais pas moyen de le faire parler. Le capitaine de l'OL n'a pas encore digéré les récentes critiques à son sujet. Il s'est contenté d'un « bonsoir » à la foule de journalistes qui en disait long sur son esprit revanchard.
Il faut donc trouver les témoins de sa réussite du côté de ses adversaires. Et de sa première victime, Patrick Regnault. « Sur le coup franc, tu vois passer le ballon au-dessus du mur et juste à ce moment-là, il change de trajectoire et tu restes totalement impuissant. C'est extraordinaire », confie le gardien de Sedan. « Mais au final, il n'y a pas à rougir de cette élimination. » C'est le message également de Pascal Urano et de José Pasqualetti, tous deux admiratifs de l'OL et de Juninho. « Ce n'est pas le premier coup franc qu'il marque, ce n'est sûrement pas le dernier », souligne le premier. « Pour l'avoir dans notre équipe, il faudrait vendre la cathédrale de Sedan et encore, ça ne suffirait peut-être pas ! », ironise le second. Car pas sûr qu'après ce match, Jean-Michel Aulas soit prêt à vendre son capitaine, qui lui a rendu un service de plus. « Dans les grandes équipes, il y a toujours des grands joueurs et je suis ravi qu'on en ait de cette qualité à Lyon », indique le président lyonnais quand Fabio Grosso affirme combien Juninho est important dans le groupe. « Il sait être efficace au bon moment, se réjouit le défenseur italien. Cette qualification gonfle le moral des troupes. L'équipe a connu beaucoup de difficultés cette saison, mais on est toujours là : en finale de la Coupe de France et avec deux points d'avance au classement à deux journées de la fin. »